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Autobiographie d'une esclave de Henry-Louis Jr Gates

Autobiographie d'une esclave

Par Henry-Louis Jr Gates (Commentaires), Hannah Crafts (Avec la contribution de), Isabelle Maillet (Traduction)

Poche, 368 pages

Paru le 6 juin 2018 chez Payot

Classé n° 359.326 des ventes sur Amazon.fr
Prix éditeur
9,50 €
Langue
Français
ISBN-10

2228921092

ISBN-13

9782228921091

Dimensions

11,0 x 17,0 x 2,4 cm

Poids

220 grammes

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Détails & caractéristiques

Format : Poche, 368 pages
Date de publication : 6 juin 2018
Éditeur : Payot
Langue : Français
ISBN-10 : 2228921092
ISBN-13 : 9782228921091
Prix éditeur : 9,50 €
Classement Amazon.fr : 359.326
Dimensions : 11,0 x 17,0 x 2,4 cm
Poids : 220 grammes

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Résumé

En 2001 à New York, un professeur d'Harvard fait l'acquisition d'un étrange manuscrit. Il publie l'année suivante ce qui s'avère être le premier roman écrit aux Etats-Unis par une esclave ayant réussi à s'échapper, et très certainement le premier livre écrit par une Noire, avant même la guerre de Sécession.

Ainsi, dans les années 1850, à l'époque de l'immense succès de La Case de l'oncle Tom, oeuvre d'une Blanche, Hannah Crafts rédigeait dans l'intimité de sa chambre une autobiographie romancée qui ne connaîtrait le succès qu'un siècle et demi plus tard. Cette oeuvre nous fait directement pénétrer dans la conscience et le coeur d'une ancienne esclave ayant choisi le roman populaire pour décrire et comprendre le monde impitoyable qu'elle avait fui.

«C'est un miracle que le monde de l'édition a parfois la chance de connaître.»
(Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.)

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet. Edition établie par Henry Louis Gates Jr.

Extrait du livre :
Enfance

Ne prenez pas garde à mon teint noir : C'est le soleil qui m'a brûlée.
Cantique des cantiques.

Il est possible que je veuille assumer une trop grande responsabilité en essayant de rédiger ces pages. Le monde en jugera probablement ainsi et j'ai conscience de mes faiblesses. Je ne suis ni intelligente, ni instruite, ni talentueuse. Enfant, j'étais souvent grondée et blâmée car l'on me disait lente et stupide. Peut-être qu'en d'autres circonstances et avec plus d'encouragements j'aurais donné de moi une meilleure image, mais comme j'étais timide et réservée, j'osais rarement prendre la parole et je ne faisais pas preuve de cette vivacité et de cette animation tant admirées chez les enfants ; j'avais plutôt une manière silencieuse et discrète d'observer les choses et les événements, ainsi que le désir de les comprendre mieux.
A ma connaissance, je ne fus pas élevée par une personne en particulier. Je ne reçus ni formation ni instruction. Les oiseaux de l'air ou les bêtes des champs ne sont pas plus libres de toute culture morale que je ne le fus. L'on ne se soucia de moi qu'au moment où j'atteignis l'âge de travailler ; ce fut alors «Hannah fais ceci» et «Hannah fais cela», mais je ne me plaignais jamais car je trouvais dans la besogne une forme de plaisir et une diversion à mes pensées. De ma famille je ne savais rien. Nul ne me parla jamais de mon père ou de ma mère, mais je ne tardai pas à découvrir quelle malédiction était attachée à ceux de ma race, à apprendre que le sang africain dans mes veines m'exclurait à jamais des couches sociales plus élevées, que le labeur, un labeur sans fin et sans salaire, serait mon lot et mon destin, ne me laissant même pas l'espoir ou la perspective d'une amélioration quelconque de mon sort. Cela me semblait d'autant plus insupportable que mon teint était presque blanc et mon ignoble ascendance difficile à déceler, même si elle conférait une certaine rondeur à ma personne, un mouvement d'ondulation à mes cheveux, et expliquait peut-être mon penchant pour les belles gravures et les couleurs flamboyantes.

À propos de l'auteurL'auteur

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