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L'axe du loup de Sylvain TESSON

L'axe du loup

Par Sylvain TESSON

Poche, 288 pages

Paru le 18 janvier 2007 chez Pocket

Classé n° 1.092 des ventes sur Amazon.fr
Collection
Prix éditeur
6,40 €
Langue
Français
ISBN-10

2266157183

ISBN-13

9782266157186

Dimensions

11,0 x 17,8 x 1,5 cm

Poids

160 grammes

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Détails & caractéristiques

Format : Poche, 288 pages
Date de publication : 18 janvier 2007
Collection : Pocket
Éditeur : Pocket
Langue : Français
ISBN-10 : 2266157183
ISBN-13 : 9782266157186
Prix éditeur : 6,40 €
Classement Amazon.fr : 1.092
Dimensions : 11,0 x 17,8 x 1,5 cm
Poids : 160 grammes

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Résumé

Pendant huit mois, Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la forêt humide jusqu'à la montagne de Darjeeling. À pied, à cheval, à vélo, sur six mille kilomètres, il a connu ce qu'il a cherché de plein gré : le froid, la faim, la solitude extrême. La splendeur de la haute Asie l'a récompensé, comme les mots d'une très ancienne déportée heureuse de se confier à lui : «On a le droit de se souvenir.»

«Le récit de voyage qu'il a rapporté est plein d'intelligence, d'authenticité, d'âpreté et d'émotion, traversé de bonheurs d'écriture qui sont la patte d'un écrivain.»
Hervé Bentégeat - Le Figaro

«(...) une sensibilité poétique qui transparaît à chaque page du livre.»
Jeanne de Ménibus - Le Nouvel Observateur

Egalement chez Pocket, en collaboration avec Alexandre Poussin : La marche dans le ciel.

Extrait du livre :
De nouveau, le train à destination de Nieroungri, Sibérie. Le trajet dure une semaine, via Novossibirsk. Je reste couché dans ma cabine la majeure partie de la journée. Par la fenêtre, je regarde défiler les bouleaux : ils sont le signal d'alerte du début des terres slaves. Un bouleau en cache toujours un autre et ce drôle de petit jeu se prolonge jusqu'au Pacifique.
Le Transsibérien, ce sont deux rails parallèles posés devant soi sur des milliers de kilomètres par décision du Tsar à une époque où rien ne justifiait qu'on fît un détour pour contourner une isba ou un village qui se seraient trouvés sur le tracé. Donc, ça va tout droit. La plaine passe et chaque minute est fidèle à la précédente. Von Paulus un jour que son panzer rendait l'âme, embourbé dans une fondrière, sortit la tête par la tourelle et, retirant son casque, soupira : «En Russie il n'y a pas de routes, il n'y a que des directions.»
Un soir, la nuit ne tombe même plus car nous sommes à la fin de mai et abordons les hautes latitudes. Un demi-jour laiteux fait la soudure entre le crépuscule et l'aube.
Lors d'une halte, deux Russes montent dans mon compartiment, Nina et Sergueï : ils reviennent de trois semaines de repos dans un sanatorium du Kazakhstan. Ils grimpent dans le train en traînant un sac militaire rempli de vivres. Ils mangent sans repos. Ils engloutissent les saucisses. Ils se ruent sur le saindoux. Ils avalent tout ce qu'ils peuvent. Ils boivent une bière tiède dans des bouteilles à l'étiquette frappée de cette promesse : «pas moins de 6° d'alcool». Ils m'invitent à les aider : le sac est gros et ils ont l'air de vouloir le vider avant le terminus - dans trois jours. Ils se réjouissent de me gaver. Je n'ose plus descendre de ma couchette de peur de me retrouver coincé entre eux, forcé à bâfrer. Parfois je trouve refuge au wagon-restaurant où Loudmila-la-blonde, grosse et soûle comme une barrique, s'acharne à me servir des verres de vodka au lait, aussitôt que j'ai fini le bortsch. Et quand, repu et un peu gris, je pousse la porte de la cabine pour regagner ma couchette, Nina et Sergueï sont là, assis devant une gamelle de purée fumante, intacte :
- On vous attendait pour commencer !

À propos de l'auteurL'auteur

https://books.google.fr/books?bibkeys=ISBN:9782266157186&jscmd=viewapi&callback=gbookscb