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Les Métamorphoses d'Ovide illustrées par la peinture baroque de Carlo Falciani

Les Métamorphoses d'Ovide illustrées par la peinture baroque

Par Carlo Falciani, Roberto Mussapi (Préface), Pierre Rosenberg (Préface), Georges Lafaye (Traduction)

Les Métamorphoses d'Ovide illustrées par la peinture baroque

Relié, 628 pages

Paru le 5/09/2003 chez Diane de Selliers, éditeur

Classé n° 261.409 des ventes sur Amazon.fr
Prix éditeur
310,00 €
Langue
Français
ISBN-10

2903656282

ISBN-13

9782903656287

Dimensions

35,20 x 26,01 x 7,01 cm

Poids

5737 grammes

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Détails & caractéristiques

Format : Relié, 628 pages
Date de publication : 5/09/2003
Langue : Français
ISBN-10 : 2903656282
ISBN-13 : 9782903656287
Prix éditeur : 310,00 €
Classement Amazon.fr : 261.409
Dimensions : 35,20 x 26,01 x 7,01 cm
Poids : 5737 grammes

Les amours du baroque pour l’Antiquité

Diane de Selliers met à nouveau ses idéaux humanistes sur papier en offrant aux amateurs de beaux livres cette édition des Métamorphose d’Ovide illustrée des œuvres célèbres ou inédites des plus grands maîtres baroques.

Histoires d’amour sous toutes ses formes de divinités païennes, ce recueil poétique inspire les peintres baroques, dont 170 sont représentés dans cet ouvrage à travers 370 illustrations. La citation qui mentionne la scène accompagne chaque peinture et révèle immédiatement le lien intime qui unit texte et représentation. Vivacité du langage et des couleurs s’associent parfaitement pour une double lecture textuelle et icônographique qui fait de ce livre un ouvrage d’exception.

Car c’est un véritable coffret d’art en 2 volumes que livre Diane de Selliers, écrin de choix pour abriter les amours, les châtiments et les métamorphoses des divinités gréco-latines, racontés et peints par les plus grands artistes.

Infos Prix

  • - Prix moyen d'occasion : 167,28 €
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Les Métamorphoses écrites par Ovide en l’an 1 est un poème en mosaïque de 231 histoires mythologiques. Tentative parmi les plus admirables jamais accomplie par l’homme pour comprendre ce qui anime le monde, elles racontent, depuis le chaos et la création du monde, l’histoire des dieux, nymphes et satyres, des héros et des hommes de l’Antiquité. Des histoires d’amours passionnées, voluptueuses ou désespérées, fidèles ou trahies… Jupiter prend l’apparence d’un taureau pour enlever Europe, foudroie Sémélé et donne naissance à Bacchus, Daphné transformée en laurier échappe aux avances d’Apollon, Persée délivre Andromède, Orphée pleure Eurydice….

La beauté des Métamorphoses réside dans une richesse de tableaux et de sujets, une abondance et une variété de tons, de rythmes et de regards qui permettent, selon les tempéraments et les modes, selon les inspirations et les ambitions des artistes en particulier d’Italie, des Flandres et de France, les interprétations les plus diverses. Nombreux sont les peintres qui choisirent Les Métamorphoses comme sujet privilégié de leurs tableaux.

Aujourd’hui, l’édition des Métamorphoses proposée par Diane de Selliers réunit, entrecroise et révèle avec bonheur le texte et les oeuvres les plus éblouissantes qui s’en sont inspirées.
Publius Ovidius Naso est né en 43 avant Jésus-Christ à Sulmone dans les Abruzzes (sud de l’Italie). Il achève sa formation de droit par le classique séjour à Athènes, parcourt la Grèce, l’Asie mineure et la Sicile, puis s’installe définitivement à Rome où il exerce pendant un temps pour satisfaire les attentes de son père le métier d’avocat. Mais seule la poésie passionne Ovide. Ses premiers poèmes, consacrés à l’amour, rencontrent un immense succès, assurant sa renommée de poète érotique mondain.

En 15 avant Jésus-Christ, Ovide publie Les Amours, un recueil de près de cinquante poèmes, composés à la gloire de l’amour et de la femme aimée. La même année, il publie Les Héroïdes : vingt et une lettres d’amour écrites par des héroïnes de la mythologie à leurs maris ou à leurs amants absents : Hélène à Pâris, Pénélope à Ulysse, Didon à Enée, Déjanire à Hercule… Ovide écrit ensuite Les Métamorphoses, et L’Art d’aimer, manuel de séduction qui lui attire les foudres d’Auguste.

En 8 après Jésus-Christ, Auguste condamne le poète à un terrible exil à Tomes en Roumanie, sur les bords de la mer Noire. Il y écrit les Tristes et apporte de nombreuses corrections aux Métamorphoses, sur lesquelles il compte le plus pour asseoir sa postérité. Il meurt en 17, à l’âge de soixante ans. Jusqu’à son exil, Ovide est un poète heureux, prisé par tous les cercles mondains, célèbre pour ses déclamations et ses improvisations.

Ovide vécut pendant un siècle de paix civile.« Que d’autres regrettent l’antiquité ; moi, je me félicite d’être né dans ce siècle, c’est celui qui convient à mes goûts. » (L’Art d’aimer, III, 121). Là est peut-être le secret de la modernité d’Ovide : lorsque Virgile se complait dans la nostalgie des temps reculés, Ovide au contraire donne à l’antiquité les couleurs de son temps, joue avec le passé et lui insuffle sa propre joie de vivre.

Il modernise et humanise la mythologie, et est très vite proclamé par un public enthousiaste premier poète de son temps. L’exil : en l’an 8 après Jésus-Christ, Ovide est condamné par l’empereur à être relegatus in perpetuum. Ses livres sont interdits et retirés des trois bibliothèques publiques de Rome. Il conserve sa nationalité, ses droits de citoyens et sa fortune. Ce qui surprend le plus dans la peine qui frappe Ovide, c’est l’exceptionnel éloignement du lieu d’exil.

Le chef d’accusation officiel qui condamne Ovide est peu convainquant : avoir écrit L’Art d’aimer. Ce recueil a été publié neuf ans plus tôt sans que personne ne le reproche à Ovide, et le poète s’y défend de vouloir détourner de la morale les épouses romaines : « Loin d'ici, bandelettes légères, insignes de la pudeur, et vous, robes traînantes, qui cachez à moitié les pieds de nos matrones ! Je chante des plaisirs sans danger et des larcins permis : mes vers seront exempts de toute coupable intention ».

(L’Art d’aimer, I, 33-34). La véritable cause, le poète l’a gardée comme un secret : « Pourquoi ai-je vu ? Pourquoi ai-je rendu mes yeux coupables ? » (Tristes, II, 103). Les hypothèses sont nombreuses : Ovide aurait été l’amant de Julie, fille d’Auguste et de sa première femme Scribonia, ou complice de ses amours. On dit encore qu’Ovide aurait prêté sa maison à l’autre Julie, fille de Tibère et donc petite-fille d’Auguste et à l’un de ses amants.

Certains disent qu’Ovide aurait assisté à une cérémonie religieuse interdite, ou encore qu’il aurait fréquenté certains cercles d’opposition à l’Empereur. D’autres enfin mêlent Livie, seconde épouse d’Auguste à la cause probable de l’exil du poète. Elle était une intrigante habile, très ambitieuse et soucieuse de rétablir un ordre moral conservateur. Ovide aurait été témoin des préparatifs de Livie pour empoisonner l’héritier du trône, ou l’aurait surprise nue, elle était alors âgée de 66 ans...

Le vrai motif de l’exil ne sera jamais dévoilé. Ovide a certainement reçu l’ordre de taire la cause de sa condamnation, et il répète seulement que, comme Actéon, Tirésias et Œdipe, il a « vu ce qu’il ne devait pas voir ». L’exil a été vécu par Ovide comme une véritable catastrophe : le poète n’aimait que Rome. Il commence l’écriture des Tristes au cours du voyage qui le mène à Tomes. Ovide renoue ainsi avec l’élégie.

Les Tristes sont une longue plainte où l’exilé semble flatter son bourreau dans l’espoir d’un vain retour à Rome. Mais la manière dont il encense l’auteur de sa détresse est souvent exagérée. Voltaire l’a bien noté : «  Les éloges qu’il leur prodigue sont si outrés, qu’ils exciteraient encore aujourd’hui l’indignation, s’il les eût donnés à des princes légitimes, ses bienfaiteurs ; mais il les donnait à des tyrans, et à ses tyrans.

On pardonne de louer un peu trop un prince qui vous caresse, mais non pas de traiter en dieu un prince qui vous persécute ». À Tomes sur la « Piata Ovidio », place Ovide, où l’on trouve aussi le musée national d’archéologie, se dresse une statue d’Ovide avec l’épitaphe qu’il a lui-même rédigée dans les Tristes (III, 373-376) : « Moi qui suis couché là, chantre des tendres amours, moi, le poète Nason, mon talent m’a perdu.

Mais toi, passant, si tu as jamais aimé, ne refuse pas de dire : "Que les os de Nason reposent ici doucement" ». Le siècle d'Auguste : Pascal Quignard, dans Le Sexe et l’effroi, écrit que « durant les 56 ans du règne d’Auguste ont lieu la métamorphose de l’érotisme joyeux des grecs en mélancolie effrayée » et qu’Ovide fut « le martyre de cette métamorphose ». Auguste a pour objectif premier de lutter contre une dénatalité grandissante.

Nous ne sommes plus au temps de la République où les femmes mariées très jeunes donnaient naissance à cinq ou six enfants. Les mariages sont moins nombreux, les divorces plus fréquents, l’adultère se banalise. Les femmes pour être à la mode veulent garder une silhouette irréprochable. Auguste a pour volonté de réveiller la nostalgie de la grandeur de Rome. Il est avant tout préoccupé par la lutte contre la dénatalité avec la Lex Julia qui sanctionne sévèrement les célibataires, les veufs ou les divorcés qui ne fonderaient pas un nouveau foyer et ne recommenceraient pas à procréer.

L’adultère est également sévèrement condamné. Des mesures sont prises contre l’envahissement des cultes étrangers (le culte d’Isis). Mais la propagande d’Auguste pour le développement de la natalité et le respect des bonnes mœurs cherche à atteindre une population plus occupée par son plaisir que par la grandeur de Rome. C’est dans ce contexte qu’Ovide persiste, en dissident, à opposer à la raison le langage de l’amour.

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